Création des tendances mode, mécanique du désir
Recommandations de lecture et de navigation:
Le diapo:
Notes pour déroulement du diapo:
Diapo 1: définitions
Mode
littéraire: manière de vivre, de se comporter, propre à une époque, à un pays (se conformer à la mode de chez nous) synonymes: coutume, mœurs, tradition
manière passagère de se conduire, de penser, considérée comme de bon ton dans un milieu, à un moment donné (la mode des cheveux courts, suivre la mode) synonymes: engouement, vogue, folie, passion
Tendance
Vient du verbe “tendre [vers]”
Disposition particulière qui incline quelqu’un à avoir tel type de comportement (il a tendance à exagérer)
Orientation, direction de l’évolution de quelque chose (les tendances de la musique contemporaine)
en adjectif: qui est à la mode
mode = peut être passager, mais s’inscrit dans un temps plus long / adhésion large dans la société
tendance = temps court, pourra devenir une mode suivant une large adhésion de la société
« Micro-trends »
terme nouveau pour caractériser des tendances à la durée de vie particulièrement courte (quelques mois voire quelques semaines)
Diapo 2 : histoire de la mode
comme la création des vêtements = goût créateur, ALORS création d’une mode
la mode va ensuite être « tenue » et influencée par la classe sociale qui a le pouvoir religieux et/ou le pouvoir de régie/règne (Royauté / Noblesse)
Antiquité
mode structure les groupes sociétaux, donne une appartenance « ethnique » (exemple : les grecs et les romains ne portent pas de vêtements « à jambes séparés » car signe de barbarie)
Moyen-âge
classe aristocratique de l’Église essaie d’imposer une conduite vestimentaire de la pudeur
plus ou moins suivi ou dénaturé par la noblesse
classe paysanne a un habit imposé par la vie agraire
(Femmes : voiles, corps couverts VS front rasé pour reflété la poitrine) (Homme : corps cachés mais jambes mises en valeur jusqu’à pourpoint trop court pour afficher la forme du sexe)
LES LOIS SOMPTUAIRES
n’importe qui ne peut pas porter n’importe quoi
certaines matières, certains objets sont réservées aux princes / rois
certains sont ouverts à l’achat par la noblesse
tout ceci ne peut pas être offert aux pauvres
tout ceci est interdit aux bourgeois = différencier les classes sociales
Renaissance
fraises : les régnants portent des dentelles très fines et très imposantes, plusieurs années de travail → aristocrates portent des versions plus petites, moins décorées suivant leurs moyens (= conditionnés par leur rang) → bourgeoisie imitent par de petites collerettes plissées ⇒ donne des scandales quand les bourgeois portent des cols plus somptueux que les princes de la couronne
Ere moderne
Exemple: Louis XIV et les industries nationales (toile de Jouy pour remplacer les indiennes, promotion des dentelles françaises)
se créer une désirabilité dans toute l’Europe par le biais d’un « lobbying » : la création des « revues de mode » qui donnent le goût de la couronne Française aux autres cours européennes
augmenté par la création des « mannequins de mode »
Révolution
plus de lois somptuaires, comment organiser le goût ?
on imagine créer un uniforme du citoyen
les classes les plus aisées vont encore vouloir se différencier des classes intermédiaires et vont créer des esthétiques basées sur des matières précieuses et des éléments contraignants au travail quotidien
les pauvres, eux, continuent d’hériter des restes passés de modes et de vêtements pratiques (pas de chapeaux)
XIXème
les grands magasins sont pour les foyers aisés. Les industries fabriquent des vêtements pour les bourgeois et plus, mais elles fabriquent plus vite et peuvent faire des ersatz moins chers
les modes changent plus vite car il faut se re-différencier en permanence (environ 10ans pour une mode, avec des modifications à chaque saison)
les vêtements restent chers pour toutes les classes sociales
Exposition des produits de l’Industrie de 1855, Louis-Philippe fait créer un pavillon des produits à bas prix : entre 1834 et 1855 il a promu la création d’une gamme de consommation de moindre qualité à destination des consommation de ouvriers (qui jusqu’ici n’était que producteur de biens), les faisant passer de spectateurs à acteurs de la société de consommation
il reste cependant des biais moraux : la notion de classe bloque l’achat de certaines choses (gants, chapeaux, bas de soie) pour ne pas créer le courroux de l’aristocratie
se renforce alors l’idée de «codes vestimentaires » classant de façon plus sournoise la population (les intellectuels, les industriels, les banquiers, les aristocrates,…)
Xxème siècle et consommation de masse
les codes vestimentaire sont très prégnant et même si des modes existent, elles se diffusent toujours du haut vers le bas
cependant, par désir de provocation, ces modes viennent souvent d’une imitation des classes populaires (prouver une rébellion au cadre bourgeois, une libération intellectuelle)
le développement de l’industrie post-seconde guerre mondiale se penche sur un phénomène : les jeunes et leur nouveau pouvoir d’achat
toutes les modes jeunes qui sont souvent un moyen de se mettre en porte-à-faux de la génération précédente
changement moral de la société : les jeunes ne sont plus effacés derrière leurs patriarches
à partir de là, il y a plusieurs types de tendances et on se retrouve dans le climat « actuel » où le désir des jeunes urbains est celui le plus suivi et qui se diffuse vers les autres groupes sociaux
Diapo 3 : la naissance d’une tendance
les ingrédients de base:
Une société et son fonctionnement : où vit-on ? Y-a-t’il un fonctionnement de classes conscient ou inconscient ? Quelle y est notre place ?
Une époque et sa contemporanéité : quelle est l’actualité ? Guerre ? Découvertes ? Place de la religion (morale)
Un ensemble de codes culturels communs : quelle est la musique, l’art, la littérature qui est crée ? Quels sont les médias et les évènements qui ont bercés l’enfance des personnes
des besoins cognitifs à satisfaire : appartenir mais se différencier, appartenir sans se différencier, disparaître dans la masse, ne pas faire partie de la société
⇒ tout ceci est lié en ce qu’on appelle la sociologie de la consommation
Diapo 3 bis: un peu de théorie de la consommation
on rentre en possession d’objet pour répondre à un besoin (usage/utilité)
mais de façon inconsciente ou consciente on attache à ces objets tout un lot de valeurs :
économique (reflétera nos choix financiers donc un statut social)
goût (qui est à lire comme un ensemble de codes sociaux permettant de se revendiquer de certains groupes sociaux)
symbolique / religieux (reflétera des valeurs qui nous sont fondatrices)
etc
c’est cette mécanique sur laquelle vont s’appuyer nos choix de possession car ils vont rendre visible nos choix sociaux
Ceux qui théorise tout ça :
étudie la classe économique n’ayant pas besoin de travailler et comment la consommation ostentatoire va permettre la démarcation dans le groupe mais signifiera aussi l’appartenance au groupe par un certains nombres de codes internes (mouvants)
publié en 1979, élabore dans une perspective sociologique une théorie des goûts et des styles de vie qui définit les « agents sociaux » dans un espace social suivant une analyse statistique multidimensionnelle : capital total (social, culturel, économique) et capital culturel/capital économique, et la encore la tension entre appartenance et démarcation
a créé les journalistes de mode, qui relataient les faits des précurseurs de mode
Diapo 4 : les tendanceurs et autres psychiques de la mode
présenter le métier de tendanceur, puis les salons de mode